Tombe, tombe, tombe la pluie
Tout le monde est à l'abri...
Sur le palier, les pieds nu
Je suis parti dans la rue
La plante sur le béton froid
Et il s'est mis à pleuvoir
J'avais la tête à l'air
Et le manteau d'hiver
Etait resté dans l'armoire
J'ai relevé la tête
Mes yeux se sont fermés
La pluie s'est écoulée
Dans ma bouche entrouverte
J'ai bu les quelques gouttes
De cette étrange eau céleste
Qui glissait sur ma veste
Et mourrait sur la route
J'ai trempé mes pieds gelés
Dans ces flaques d'eau naissantes
Substance ruisselante
Au toucher plus que glacé
J'ai poursuivi l'errance
Dans cette ville métronome
Où chaque passant fantôme
Ignore ta présence
Mes pas se sont arrêtés
Devant un parc, un jardin
Demeure des rires enfantins
Et de la paix retrouvée
Assis sur un banc de pierre
De l'herbe entre les orteilles
J'ouvrais grand mes oreilles
Humant l'odeur de la terre
Juste écouter le silence
Laisser les larmes couler
Sur mes vêtements collés
Et ma peau en transparence
Et la fraîcheur de la pluie
Qui vient baigner mon visage
Quelle bien triste image
D'une âme en peine transie
Puis soudain, une lumière
Le coeur, d'espoir, qui s'arrête
Mais ce n'était en fait
Que celle d'un réverbère...
Des jours où tu te demande si tu intéresse encore quelqu'un, si tu compte encore aux yeux de quelqu'un. Des jours où malgré la foule qui t'entoure, tu te sens terriblement seul...
Des jours où même les rires ne t'atteignent pas... des jours où tu n'as même pas envie de prendre la main qu'on te tend...Au final, tu te dis "mais quel idiot je fais, quel égoïste"...et ton bilan n'est pas terrible...



